Départ à la retraite d’Anne-Marie Tramaloni
Email | Imprimer
| Le forum de l'article
Pendant les vingt-sept ans passés à l’Union des mutuelles des cheminots et des personnels du groupe Sncf, en tant que secrétaire des élus puis comptable, elle aura marqué le mouvement mutualiste cheminot. « Anne-Marie, c’est un des piliers de l’Union », glisse un collègue, très ému, le soir de son pot de départ à la retraite.
Ce 3 février, les cheminots ont afflué de toute la France pour lever le verre de l’amitié à sa santé. Sa disponibilité auprès de chacun, sa rigueur extrême, son implication sans faille, sa chaleur humaine et son rire perlé l’ont rendue essentielle au bon fonctionnement de l’Union. « Anne-Marie, c’était la chef d’orchestre de l’Union, celle qui supervisait presque tout, sans pour autant se substituer aux directeurs, a raconté Bruno Forest, le président de l’Union. Après le décès de Louis Rorhbacher [ancien président de l’Union], elle a été encore plus présente auprès de l’équipe, en dépit de sa tristesse. »
Le directeur, Patrick Filosa, a égrené avec un humour empreint de mélancolie les mille et un rôles endossés par Anne-Marie : syndicaliste, psy, grande sœur, collègue solidaire, passeuse de savoirs, confidente. Jamais relation professionnelle n’a autant été chargée d’humanité, tissée d’attention aux autres.
Dans son discours, Anne-Marie a eu un mot gentil pour tous ceux qui ont croisé sa route, avant d’exhorter les élus à rester unis : « Ne laissez pas sur le bas-côté le personnel de l’Union, car l’Umcpg Sncf a toujours été disponible pour toutes les mutuelles. » A ceux qui regrettaient son départ, elle expliquait : « Des gens se sont battus pour obtenir le droit à la retraite à 60 ans. J’avais donc le devoir de partir à cet âge-là. »
Derrière le sourire radieux, le cœur était un peu lourd… Dans sa nouvelle vie, nul doute qu’elle diffusera autour d’elle son enthousiasme, sa générosité et son goût du partage.
[02.04.10]
Françoise Essayan-Donadio