Comités de défense des hôpitaux publics
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Comment rendre visibles les menaces de restructuration qui pèsent sur les hôpitaux publics de Midi-Pyrénées ? Comment mobiliser population et élus sachant que la suppression d’un service dans un site a des conséquences sur les sites voisins ?
Ces questions se posent avec d’autant plus d’acuité que les représentants des usagers n’auront plus qu’un rôle consultatif au sein des agences régionales de santé (Ars) qui se mettent progressivement en place.
C’est dans ce contexte que les comités de défense des hôpitaux publics de Midi-Pyrénées se sont retrouvés, en mars et en avril, en vue de se regrouper en coordination régionale.
« Nous voulons surtout être représentés au niveau de l’Ars. Nous entendons également faire des propositions pour améliorer l’offre de soins de certains établissements. Nous prévoyons une mobilisation et une rencontre avec le directeur de l’Ars en mai, à Toulouse », expliquait, le 6 mars dernier, Jean-Claude Marx, le président du comité gersois, membre de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité*.
« Avec la fermeture de lits, de services et d’hôpitaux de proximité, le Chu de Toulouse est débordé. La maternité, par exemple, accueille les grossesses à risques de la région ainsi que les femmes en difficulté, mais oriente vers le privé celles qui ont une mutuelle ! » témoignait Didier Bergé, délégué Cgt au Chu et membre du Comité de défense de l’hôpital public en Haute-Garonne.
La liste est longue des divers services déjà fermés et de ceux qui sont menacés, y compris dans les hôpitaux généraux et au Chu de Toulouse ! S’agissant des hôpitaux locaux, la chirurgie pourrait être fermée cette année à Carmaux, Moissac, Figeac, Lavelanet, Saint-Affrique et Lannemezan.
Dans les Hautes-Pyrénées, l’hôpital de Lourdes est menacé par un projet d’hôpital unique Tarbes-Lourdes – au coût exorbitant. Dans le Gers, ce sont les suppressions de postes qui font grincer les dents, ainsi que la fermeture prévue de la neurologie et de la diabétologie.
Dans le Tarn, Albi voit l’endocrinologie hébergée en cardiologie ! Il n’y a qu’à Decazeville, en Aveyron, que l’on se félicite du sursis d’un an finalement accordé au service de soins continus !
[03.05.10]
Karine Pollet
* La quatorzième rencontre de la coordination nationale se tient les 22 et 23 mai à Arcachon (Gironde).
Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités
de proximité, site Internet :
www.coordination-nationale.org