Vacances : on en profite pour ... renouer avec ses désirs
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Les vacances, ça sert à s’occuper de soi. C’est synonyme de farniente, en italien « ne rien faire » : être paresseux, oisif, libéré des contraintes, musarder, dormir, lire. Vivre selon ses envies !
Partir avec Diderot ou avec San-Antonio
Pour beaucoup d’entre nous, les vacances sont le temps de la lecture. Du coup, la bibliothèque se prépare tout au long de l’année ! « En vacances, je ne lis pas de la même façon, j’ai le temps d’approfondir. Je ne lis pas les mêmes choses non plus. Souvent, j’emporte des classiques, tels que des œuvres de Voltaire ou de Diderot, que je trouve très drôles et écrites dans une langue superbe. La lecture est aussi un plaisir partagé : quand mes enfants étaient plus jeunes, j’en profitais pour leur lire à haute voix des nouvelles très savoureuses, simples d’accès », raconte François. Mais on peut aussi consacrer ce temps de loisirs à des lectures plus légères, romans policiers, romans historiques ou bandes dessinées, ou même des magzines.
L’essentiel est d’y prendre plaisir. Et pour éviter les mauvaises surprises, on peut se faire prêter des livres que des amis ont aimés. Cet été, c’est Cesare Pavese ou Leonardo Sciascia que François, passionné de littérature italienne du xxe siècle, emportera dans ses bagages…
Réveiller sa générosité
Pour ceux qui partent en famille, les vacances d’été sont le moment de s’occuper
d’eux-mêmes, bien sûr, mais également
de leurs enfants, de rattraper un peu
du temps perdu pendant l’année.
Pour certains, qui ont la générosité chevillée au corps, les vacances, c’est aussi s’occuper des autres. Ainsi, chaque été, plus
de 2 000 personnes accueillent un enfant défavorisé de 7 à 13 ans, lui apportant chaleur et dépaysement et lui permettant
de goûter à de nombreuses activités.
Par le biais du Secours populaire français,
ces « familles de vacances » emmènent
un enfant pendant deux ou trois semaines. Souvent, l’expérience est renouvelée
plusieurs années de suite,
avec le même enfant ou un autre.
S’acquitter de sa dette envers Morphée
Au début des vacances, une bonne partie du temps est consacrée à… dormir. C’est le moment ou jamais de payer à Morphée la dette de sommeil accumulée tout au long de l’année et de retrouver son rythme biologique.
[14.08.10]
Karine Pollet
Pour suivre le conseil d’André Corman, sexologue, consulter le site Internet :
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Sensualité en éveil sexualité épanouie
Les vacances, c’est le temps du désir, du plaisir, donc de la sexualité.
Le Dr André Corman, président
du Syndicat national des médecins sexologues, nous en dit plus…
Pourquoi fait-on plus l’amour en vacances ?
D’après Epicure, le plaisir est le pansement de l’âme. Les vacances estivales sont un moment privilégié pour renouer avec une sexualité épanouie. Certaines personnes n’éprouvent d’ailleurs du désir que pendant cette période. Les soucis ne font pas bon ménage avec la sexualité !
Dans le quotidien, elle passe après tout le reste, reléguée à une heure tardive. Les vacances, c’est un temps différent, un temps à soi et à l’autre, pour penser, donc pour fantasmer. Où que l’on aille, quelles que soient
les activités, on prend du plaisir ensemble ; on s’amuse. On est plus attentif aux désirs de l’autre. Quand on est célibataire, on est souvent plus ouvert, donc on fait plus facilement de nouvelles rencontres. Les vacances, c’est le temps de l’audace : on fait quelque chose qu’on
ne fait pas d’habitude, qui crée la surprise et bouscule
le quotidien. Ce sont là les ingrédients du plaisir.
Et ne pas être chez soi, dans son cocon, est plus propice
à la légèreté, à la futilité, à l’aventure. Les vacances, c’est
le temps du corps ; on s’occupe de soi, on fait du sport… donc on est plus performant sexuellement, on produit plus de testostérone ! Le corps est dénudé, en été, au soleil. Tous les sens sont en éveil, ce qui multiplie les sensations.
Quels conseils donneriez-vous ?
D’abord, parler de sexe. Souvent, les couples ont
du mal à évoquer ouvertement leurs relations sexuelles. C’est pourtant fondamental. Il ne faut pas avoir peur
d’en parler. Je préconise la création d’un temps de l’intime. Sans aucun tabou, pour évacuer les gênes. L’imaginaire
est fondamental aussi : penser au sexe pour éveiller
ses désirs. En d’autres termes, il faut construire
ses fantasmes. La littérature érotique* peut aider.
Je conseille de choisir ces ouvrages en fonction
de ses attentes, tout en faisant preuve d’audace.