Cybelle planète
Volontaires de l’écologie
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Créée dans l’Hérault en 2005 par Céline Arnal, une jeune chercheuse, l’association Cybelle Planète propose des séjours écovolontaires à travers le monde. A la clé, un enjeu de taille : la préservation de la biodiversité.
Qui, enfant, n’a pas rêvé de partir observer les baleines ou de participer à la sauvegarde d’espèces menacées au bout du monde ? Avec l’association Cybelle Planète, le rêve peut devenir réalité : « L’écovolontariat existe depuis plus de quarante ans dans les pays anglo-saxons, explique Céline Arnal, la jeune docteur en écologie comportementale responsable de l’association. Là-bas, on utilise les observations des amateurs éclairés, pleins de bonne volonté, qui sont sur le terrain. C’est ce que je souhaite développer en France. »
L’écovolontaire doit avoir plus de dix-huit ans, un bon esprit d’équipe, être enthousiaste et concerné par les questions environnementales, mais aussi s’acquitter du prix du billet et du séjour avant de pouvoir participer aux projets de préservation de l’environnement.
Une implication citoyenne qui a de réelles répercussions sur place : grâce à l’aide et au soutien de ces volontaires, la pérennisation des programmes de recherche, de conservation et de protection de la biodiversité est garantie.
Ces programmes, Céline les épluche en amont pour sélectionner les dossiers d’associations dotées d’un projet scientifique de qualité en lien avec une institution reconnue. Ainsi, l’écovolontaire est assuré de prêter main-forte à des associations sérieuses et de servir une bonne cause.
« Un investissement citoyen »
« J’ai toujours rêvé d’être chercheuse en biologie marine, confie Céline, mais avant tout je souhaitais être utile. » Son doctorat en écologie comportementale en poche, cette grande voyageuse se pose et devient chargée de mission à l’Institut français de la biodiversité [1], mais l’expérience sur le terrain lui manque.
En 2005, elle décide de lancer son propre projet : Cybelle Planète. Ses nombreuses publications lui confèrent la crédibilité nécessaire auprès de ses pairs chercheurs, et elle peut s’appuyer sur d’excellents réseaux dans l’univers de la plongée et de la plaisance.
Cybelle Planète s’inscrit donc dans une démarche de tourisme responsable, tandis que Cybelle Méditerranée, sa petite sœur, créée quelques années plus tard, est un programme de sciences citoyennes visant à mesurer la biodiversité marine (voir encadré).
« Aujourd’hui, l’écologie, la recherche ont besoin de l’investissement citoyen, résume Céline. La biodiversité est une notion de grande échelle qui renvoie à la macroécologie : on ne peut y répondre sans impliquer le citoyen. »
Impliquée, Christine l’est totalement. A trente-huit ans, cette ex-régisseuse de spectacles a plusieurs séjours avec Cybelle Planète à son actif. Son choix : le programme d’étude et de protection des cétacés au cœur du sanctuaire Pelagos [2]. « Mon objectif était de passer des vacances en étant utile et en accord avec mes convictions », explique-t-elle.
En vacances avec les cachalots
A bord d’un voilier et accompagnée par un skipper, un guide et d’autres écovolontaires, elle a scruté les flots durant une semaine, à l’affût de tout signe de présence animale.
Son meilleur souvenir ? « Pendant mes quarts de nuit, j’ai entendu le souffle d’un mammifère marin qui nageait près du bateau ; ce corps qui n’en finissait pas et qui glissait sur l’eau, c’était un rorqual, raconte-t-elle, encore émerveillée. Une autre fois, un cachalot était à une dizaine de mètres en train de nous épier ! »
Même enthousiasme chez Elisabeth, professeur des écoles de cinquante-trois ans. Depuis cette expérience, elle participe à de nombreuses actions environnementales près de chez elle. Des témoignages qui confortent Céline dans ses convictions.
La chercheuse, qui a longtemps étudié la notion d’altruisme au sein des espèces animales, n’en démord pas : « C’est par la coopération et l’entraide que la société humaine avancera. C’est à mon sens la clé de l’évolution. »
[01.06.10]
Françoise Essayan-Donadio
[1] Devenu la Fondation pour la biodiversité.
[2] Le sanctuaire Pelagos est un espace
maritime de 87 500 km² faisant
l’objet d’un accord entre l’Italie, Monaco
et la France pour la protection des mammifères marins qui le fréquentent.
Cybelle Planète, ZI de la Lauze, 34430 Saint-Jean-de-Védas.
Courriel : info@cybelle-planete.org
Sites Internet :
www.cybelle-planete.org
www.cybelle-mediterranee.org
A savoir
Pour un tourisme équitable et responsable avec Cybelle Planète
Si vous souhaitez faire du bien à la planète cet été, Cybelle Planète vous propose, au choix, d’observer les rorquals dans les eaux du Saint-Laurent, d’étudier le comportement des loutres au Brésil, d’assister les équipes qui œuvrent en Thaïlande pour offrir un refuge aux animaux sauvages victimes de maltraitance, ou encore de surveiller les nids de tortue, d’étudier
les chevaux sauvages de Mongolie, de recenser les rhinocéros de la réserve de Mkhaya,
au Swaziland, etc.
Si vous êtes intéressé, hâtez-vous, chaque programme a un nombre de places limitées. Vous trouverez toutes les informations sur le site Internet de Cybelle Planète. Vous pouvez également contacter l’association par courrier ou par courriel.
Les guetteurs de Cybelle Méditerranée
Le programme de Cybelle Méditerranée suit à long terme le devenir de la biodiversité marine. Pour cela, des plongeurs et des plaisanciers (particuliers ou clubs) se portent volontaires afin de collecter des informations lors de leurs sorties en mer.
Observations et résultats qui seront analysés
par les scientifiques associés au projet, puis classés dans une banque de données dans laquelle les chercheurs pourront puiser gratuitement.
Plus de 200 volontaires font ainsi remonter des informations concernant un périmètre qui va de
la frontière espagnole à Antibes. Si vous êtes marin ou plongeur, votre participation est bienvenue !