Email | Imprimer cet article
Les lois de bioéthique de 2004 doivent être révisées en 2010. Des Etats généraux ouverts aux citoyens vont se dérouler tout au long de l’année 2009. De grands débats s’annoncent sur ce qui pourrait être modifié dans la loi.
A l’heure de la mondialisation, où il suffit de passer une frontière pour avoir recours à des techniques interdites chez nous, les grands principes de l’éthique à la française d’indisponibilité du corps humain, de non-commercialisation du vivant, de gratuité du don, sont fortement mis à mal.
Alors, faut-il y renoncer sous la pression ? Tenter d’encadrer ce qui peut l’être pour prévenir les plus grandes dérives ? Faut-il faire évoluer la loi vers plus de pragmatisme ? Quelles sont les évolutions possibles, souhaitables ?
Quid de l’autorisation ou non des mères porteuses et des enfants conçus ainsi qui n’ont aucune filiation avec leur mère « sociale », de la gratuité et de l’anonymat des dons de gamètes à l’heure où enfants issus du don et ex-donneurs revendiquent le droit de savoir, et où les psychanalystes pointent les effets dévastateurs du secret, et du transfert d’embryon post mortem ?
Doit-on élargir l’accès de l’aide à la procréation aux célibataires, autoriser la recherche sur l’embryon, le clonage thérapeutique...
Autant de thèmes qui vont faire polémique dans les prochains mois. La société française parviendra-t-elle à relever ce défi ?
‹11/12/2008
<
Anne-Marie Thomazeau