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Le monde de la santé s’est fortement mobilisé le 29 janvier

Mise en ligne : 30 janvier 2009

Personnels et médecins hospitaliers, collectifs de défenses et associations contre les franchises, mutuelles adhérentes aux Mutuelles de France : le monde de la santé était largement présent dans les cortèges qui ont défilé partout en France Jeudi 29 janvier.



Dans la manifestation Parisienne

Les hôpitaux très mobilisés

En toile de fond de cette mobilisation, la situation plus que tendue au sein des hôpitaux et le projet de loi Bachelot (Hôpital, patients, santé, territoire ou HPST) qui doit être examiné au parlement à partir du 10 février, mais aussi la question des franchises médicales et des difficultés que rencontrent de plus en plus de familles pour se soigner.

Dans les hôpitaux, un appel commun avait été signé par les organisations syndicales des personnels (CGT Santé Action Sociale, CFDT Santé Sociaux, FO Services Publics et de Santé, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé Sociaux, CFTC Santé et Sociaux, CFE-CGC Santé Action Sociale). Ils avaient été rejoints par plusieurs organisations syndicales de médecins : Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH), Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf), Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR).

Les participants aux manifestations faisaient état de la situation très difficile dans la quasi totalité des établissements, qu’il s’agisse du personnel (des suppressions de postes sont prévues dans de nombreux établissements) ou des déficits qui se multiplient. En question aussi la fermeture de nombreux services, voire d’hôpitaux entiers dans certaines régions, déjà fortement sous-dotées en structures de soins.

Inquiétudes sur la loi Bachelot

Quant au projet de loi HPST, il mobilise contre lui la quasi totalité des acteurs du monde de la santé. En cause l’asphyxie financière de nombreux établissements et la crainte de voir le personnel jouer le rôle de variable d’ajustement, la généralisation de la tarification à l’activité (T2A) qui risque d’amener les hôpitaux à sélectionner les malades les plus « rentables » au détriment des autres, et la part belle faite au secteur privé à but lucratif qui pourrait bénéficier au titre des missions de service public de nouveaux fonds publics alors même que ceux-ci fond cruellement défaut dans les hôpitaux publics.

Des inquiétudes se sont également manifestées par rapport à la mise en place d’agences régionales de la santé, directement pilotées par le gouvernement et dotées de pouvoirs quasi absolus sur l’organisation de la santé, qu’il s’agisse des hôpitaux ou de la médecine de ville.

Les mutualistes présents

Les Mutuelles de France sur le parcours de la manifestation parisienne

De leur coté, les mutualistes présents dans de nombreux cortèges, dénonçaient les transferts de charges toujours plus nombreux entre la sécurité sociale, les ménages et les complémentaires, ainsi que la taxe de 1 milliard d’euros imposée aux mutuelles par le gouvernement et qui ne peut qu’aggraver les difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour payer une mutuelle dont les remboursements sont aujourd’hui indispensables pour accéder aux soins. Dans un communiqué appelant à participer à la mobilisation sociale, la Fédération des Mutuelles de France avait demandé « un vrai plan de relance de la santé et de la solidarité », passant notamment par « un refinancement de l’hôpital public et de toutes les structures qui participent au service public » ainsi qu’un soutien institutionnel et économique au réseau de santé mutualiste qui participe au « développement d’une offre de qualité pour tous ».